Les facteurs qui influencent l'alopécie
L’alopécie peut être causée par de nombreux facteurs. Qu'il s'agisse de déséquilibres hormonaux, du stress, ou encore de prédispositions génétiques, les causes de l’alopécie varient d'une personne à l'autre, et surtout selon le type d’alopécie.
En cas d’alopécie diffuse ou réactionnelle
Le stress et les changements de saison
Un stress intense ou prolongé peut provoquer une chute de cheveux réactionnelle, en raison d'une perturbation du cycle naturel de croissance des cheveux. Le stress induit une phase de repos prématurée des follicules pileux, appelée effluvium télogène, qui conduit à une perte de cheveux massive et brutale, mais qui, bien que significative, sera temporaire.
Les changements de saison, en particulier l’automne et le printemps, peuvent également influencer la chute des cheveux. Ce phénomène saisonnier est dû à des facteurs environnementaux tels que la lumière et la température, qui influencent le cycle capillaire.
Les carences alimentaires
Les déficits en nutriments essentiels, tels que le fer, le zinc et les vitamines B, affaiblissent les cheveux et provoquent une chute diffuse. Ce type d’alopécie peut être observé chez les personnes souffrant de malnutrition ou de troubles alimentaires, mais aussi chez certaines personnes qui sont plus susceptibles de développer des carences malgré une alimentation saine et variée. Une complémentation sera alors à envisager.
Les traitements médicaux
Certains médicaments, comme ceux utilisés pour traiter l'hypertension, les troubles thyroïdiens, les antidépresseurs ou les anticoagulants, peuvent provoquer une alopécie diffuse. Les traitements agressifs, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, entraînent également une chute des cheveux temporaire ou parfois permanente.
Les maladies auto-immunes
Certaines maladies auto-immunes sont étroitement associées à l'alopécie réactionnelle. Dans ces cas, le système immunitaire attaque par erreur les follicules pileux, entraînant leur affaiblissement et leur destruction. L'alopécie areata, par exemple, provoque une perte de cheveux par plaques. D'autres pathologies comme le lupus ou les troubles de la thyroïde, tels que l'hypothyroïdie et l'hyperthyroïdie, peuvent aussi entraîner une chute de cheveux diffuse ou localisée. Dans ces cas, un déséquilibre hormonal perturbe le cycle capillaire. Le traitement des maladies sous-jacentes, comme la régulation de la fonction thyroïdienne, peut parfois améliorer l'alopécie, bien que cela dépende de la gravité de l'atteinte des follicules.
Les infections mycosiques
Les infections mycosiques du cuir chevelu, comme la teigne, sont une autre cause fréquente d'alopécie, notamment chez les enfants. Ces infections fongiques attaquent la peau du cuir chevelu et les follicules pileux, entraînant une perte de cheveux localisée souvent en plaques circulaires. Si elle n'est pas traitée rapidement, cette condition peut causer des cicatrices permanentes et des zones de calvitie.
En cas d’alopécie androgénétique ou progressive
Les facteurs hormonaux et génétiques
L'alopécie androgénétique est liée à des facteurs hormonaux ou génétiques qui peuvent affecter les hommes dès la puberté.
Chez les femmes, elle peut apparaître en cas de :
- déséquilibres hormonaux, comme des problèmes de thyroïde (souvent à partir de 25-30 ans),
- le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK),
- lors de la ménopause (autour de 50 ans).
Le cycle de vie du cheveu est un processus naturel qui comporte trois phases : la phase de croissance (anagène), la phase de repos (catagène) et la phase de chute (télogène). En cas d’alopécie, ce cycle est perturbé, entraînant une perte de cheveux plus rapide que leur repousse.